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Formations professionnelles en sécurité et gestion des risques

Trop souvent en entreprise, la sécurité est perçue comme une contrainte ou un simple passage obligé. Les exercices d’évacuation sont banalisés, les salariés sortent avec leur café à la main, et la prévention des risques est reléguée au second plan. Pourtant, les obligations légales sont claires..

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Panneaux photovoltaïques en bâtiment industriel : une solution durable, mais à surveiller

Face aux défis climatiques et à la hausse des prix de l’énergie, les entreprises industrielles investissent massivement dans des panneaux photovoltaïques. Cette technologie, rentable et « respectueuse de l’environnement » à moyen terme, est de plus en plus utilisée sur les toits des entrepôts et dans les parkings des plateformes logistiques.

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Sous-estimons-nous les batteries lithium ?

Les batteries au lithium, performantes et de petite taille, sont désormais omniprésentes dans notre vie quotidienne. Les smartphones, les vélos et trottinettes électriques, les voitures, les outils sans fil, ainsi que les équipements industriels (chariot élévateur notamment) sont désormais indispensables à notre mode de vie connecté et à la transition énergétique. Cependant, derrière leur efficacité, un danger est encore trop négligé : celui de l’emballement thermique puis l’incendie. Que ce soit un entrepôt industriel, une pièce d’une maison ou un centre de tri, ces batteries peuvent devenir des sources d’incendie incontrôlables. Les récents drames qui ont eu lieu en France ne font qu’accentuer une tendance préoccupante liée à l’augmentation des incendies provoqués par des batteries au lithium-ion. Grand-Couronne, janvier 2023 : une alerte ignorée Le 16 janvier 2023, un important incendie dévaste un entrepôt de Bolloré Logistics à Grand-Couronne, près de Rouen. L’incident prend une autre dimension lorsqu’il est révélé qu’environ 900 tonnes de batteries au lithium y étaient entreposées sans autorisation préalable. Outre les dommages matériels, les dégâts sur l’environnement sont considérables. Des rejets dans l’atmosphère et les rivières voisines ont été causés par la fumée épaisse et les matières polluantes. Un Plan d’Opération Interne (POI) correctement appliqué aurait pu probablement prévenir cet incendie. Source : faceaurisque Drame domestique dans le Pas-de-Calais Le lundi 13 janvier 2025, un incendie s’est déclaré à 4 heures du matin, en pleine nuit, à Wingles, dans le Pas-de-Calais, un incendie qui a coûté la vie à une mère et ses deux filles, âgées de 9 et 16 ans. Ses deux garçons, âgés de 11 et 12 ans, ont quant à eux été sauvés in extremis par un voisin. D’après les premiers éléments de l’enquête, l’incendie pourrait être dû à l’embrasement d’une batterie d’engin électrique, type gyropode, en charge dans le salon. Ce drame illustre le manque de sensibilisation autour des bonnes pratiques de charge et de manipulation de ces batteries. Pontault-Combault, avril 2025 : le feu dans un dépôt de trottinettes Le mercredi 16 avril 2025, à 8 heures du matin, un incendie se déclare dans un dépôt de maintenance de trottinettes électriques à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne. Aucun blessé, mais des dégâts matériels considérables. Une technologie omniprésente, mal régulée et des risques encore trop sous-estimés. Les infrastructures de ce type sont rarement équipées de dispositifs d’extinction adaptés aux incendies de batteries, accentuant ainsi le risque. Source : leParisien Les batteries au lithium sont un danger notamment à cause de leur composition chimique, mais surtout en raison de leur potentiel à produire une énergie thermique incontrôlable lorsqu’un problème se produit : surcharge, impact, perforation, élévation de la température ou usure de la cellule. On appelle ce phénomène un emballement thermique. Quand une cellule dépasse sa température critique, elle déclenche une réaction exothermique hors de contrôle. Elle chauffe de plus en plus rapidement, pouvant entraîner un feu ou une explosion, tout en dégageant des gaz combustibles. Ce qui est particulièrement alarmant, c’est qu’une batterie peut reprendre feu après avoir été éteinte, si elle n’a pas été suffisamment refroidie. La vidéo suivante permet de visualiser ce phénomène spectaculaire : Une extinction complexe et coûteuse Éteindre un incendie de batterie lithium est extrêmement difficile.Il faut comparer : un véhicule thermique nécessite 500 à 1 000 litres d’eau pour être éteint ; une voiture électrique peut nécessiter jusqu’à 200 000 litres d’eau. Un cas emblématique : en août dernier, un semi-remorque Tesla a pris feu aux États-Unis, selon l’Agence de sécurité des transports américaines (NTSB). Il a fallu 189 000 litres d’eau pour venir à bout des flammes. Cela pose une réelle question pour les services de secours. Face à ces difficultés, les pompiers s’équipent progressivement de solutions alternatives : bacs de submersion, couvertures thermiques, poudres spécifiques. Mais ces moyens ne sont pas encore déployés de façon homogène. Source : ctif Les centres de tri et de recyclage : le maillon faible Les batteries usagées représentent aussi un danger après être jetées ou mal classées. Des centaines d’incendies sont signalés chaque année dans les centres de tri, proviennent de batteries cachées dans les ordures domestiques. Une fois compressées ou perforées, elles s’enflamment. Désormais, les assureurs considèrent ces installations comme des zones à risque très élevé, équivalentes à quelques sites classifiés Seveso. La situation s’avère de plus en plus délicate, particulièrement pour les collectivités locales et les exploitants de ces centres, qui font face à une flambée des coûts d’assurance et à des contraintes réglementaires qui sont en constante évolution. Les bonnes pratiques, souvent méconnues Pendant la charge : Pour un stockage sécurisé : Manipulation et entretien : Prévention des incendies : Élimination et recyclage : Vers une prise de conscience collective ? À Toronto, au Canada, une campagne grand public a été lancée en 2024 sous le nom “This is Your Warning”, pour sensibiliser les habitants aux risques liés aux batteries dans les véhicules de micromobilité. En France, aucune initiative de cette ampleur n’a encore vu le jour. Pourtant, les besoins sont urgents. Chez PDCA Engineering, nous proposons des formations ainsi que des exercices POI/PDI avec des simulations d’incendie réaliste pour les sites industriels. Nous accompagnons les entreprises dans la mise en place de plans de prévention, d’analyse de risques et de protocoles d’intervention, indispensables dans un contexte où la fréquence des sinistres ne cesse d’augmenter. Exercice PDI organisé par PDCA avec une simulation de départ de feu sur des trottinettes électriques Une technologie à maîtriser Il ne s’agit pas de remettre en cause l’utilité des batteries au lithium. Elles jouent un rôle central dans la transition énergétique. Toutefois, les avancées technologiques doivent être soutenues par un cadre réglementaire précis, une information facilement compréhensible pour le grand public et des protocoles rigoureux au sein de l’entreprise. Les événements récents, qu’ils soient de nature industrielle ou domestique, ne doivent pas être considérés comme des fatalités. Ils doivent agir comme des catalyseurs. Le lithium est un compagnon puissant, mais son utilisation nécessite respect, prudence et bon sens. 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PDCA ENGINEERING Inspection de chantier : sécurité et conformité garanties

Inspection de chantier : un levier clé pour la sécurité et la conformité

Sur un chantier, la sécurité et la conformité sont des enjeux majeurs. Les inspecteurs de chantier jouent un rôle important en s’assurant que chaque site respecte les normes en vigueur pour garantir des conditions de travail optimales et éviter tout risque d’accident ou de non-conformité réglementaire.

Avec PDCA Engineering, vous bénéficiez d’une expertise rigoureuse pour assurer la conformité et la sécurité de vos projets, à chaque étape du chantier.

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Tout savoir sur l’autorisation de conduite : définition, réglementation et obtention.

L’autorisation de conduite est un document officiel, délivré par l’employeur, qui autorise un salarié à utiliser certains équipements ou engins présentant des risques particuliers au sein de l’entreprise. Elle garantit que le conducteur possède les compétences et aptitudes nécessaires pour manipuler ces machines en toute sécurité. Cette autorisation est distincte du CACES, bien qu’étroitement liée à celui-ci.

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Le CACES : Un outil essentiel pour la sécurité et la maîtrise des engins de chantier

Le Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité (CACES) est un dispositif incontournable dans le secteur des travaux publics, de la logistique et de l’industrie. Instauré pour garantir la sécurité des travailleurs et optimiser l’utilisation des engins de chantier, le CACES est aujourd’hui un standard indispensable pour les opérateurs. Qu’est-ce que le CACES ? Le CACES est une certification délivrée à l’issue d’une formation pratique et théorique. Il atteste de la capacité d’un conducteur à manipuler un engin spécifique, tout en respectant les règles de sécurité. Ce dispositif a été créé pourrépondre aux exigences du Code du travail et s’inscrit dans une démarche de prévention des risques liés à l’utilisation d’engins. Pourquoi est-il obligatoire ? Bien que le CACES en lui-même ne soit pas légalement obligatoire, il est un moyen reconnu de répondre aux obligations légales de l’employeur, qui doit s’assurer que ses salariés ont les compétences nécessaires pour conduire des engins en toute sécurité. En cas d’accident, l’absence de certification peut engager la responsabilité de l’entreprise. La Circulaire DRT n° 99/7 du 15/06/99 sur l’application du décret n° 98-1084 du 2/12/1998 relatif aux mesures d’organisation, aux conditions de mise en œuvre et aux prescriptions techniques auxquelles est subordonnée l’utilisation des équipements de travail explique que : « Sans être obligatoire, l’application de ces recommandations de la CNAM, constitue un bon moyen pour le chef d’établissement de se conformer aux obligations en matière de contrôle des connaissances et du savoir-faire de l’opérateur pour la conduite, en sécurité, de l’équipement de travail (cf. Point b) de l’article 3 de l’arrêté du 2 décembre 1998) ; Une connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les sites d’utilisation. Le chef d’établissement qui délivre une autorisation de conduite doit également s’assurer que l’opérateur possède cette connaissance. » Dans le cas d’une entreprise se prévalant d’une formation interne, l’employeur devra donc justifier des modalités de formation équivalentes à celles de la recommandation CACES considérée. Cette configuration est rarissime et ne peut réellement être déployée que par des entreprises disposant d’un plateau technique et de formateurs -évaluateurs compétents. Dans la majorité des cas la formation interne est un leurre. Audience publique du 16 octobre 2024 : La Cour de cassation statue sur l’obligation de sécurité de l’employeur. Lors de l’audience publique de la Cour de cassation du mercredi 16 octobre 2024, une affaire liée à la sécurité au travail a été examinée. Un salarié, licencié en 2016 pour inaptitude médicale, reprochait à son employeur un manquement à son obligation de sécurité. Il affirmait avoir été conduit à utiliser des engins nécessitant un CACES (choix de l’entreprise), sans posséder l’habilitation requise. La Cour d’appel de Nîmes avait initialement jugé que l’employeur n’avait pas failli à ses obligations, arguant qu’aucun ordre explicite n’avait été donné au salarié et que des employés habilités étaient disponibles pour effectuer ces tâches. Cependant, la Cour de cassation a partiellement cassé cette décision, estimant que l’employeur n’avait pas démontré avoir pris toutes les mesures nécessaires pour empêcher un salarié non habilité de conduire des engins. Ce manquement constitue une violation de l’obligation légale de sécurité. Le problème soulevé était clair : le salarié reprochait à son employeur de l’avoir laissé conduire des engins sans autorisation de conduite ni contrôle de ses compétences. Bien que le CACES ne soit pas toujours strictement obligatoire, l’employeur demeure responsable s’il permet ou tolère qu’un salarié manipule des engins sans avoir pris les précautions nécessaires pour garantir la sécurité. Le CACES est bien plus qu’un simple certificat : c’est un gage de sécurité, de professionnalisme et de conformité. Il garantit que les conducteurs d’engins possèdent les compétences nécessaires pour opérer en toute sérénité, contribuant ainsi à réduire les risques sur les chantiers et à optimiser les performances des équipes. Dans un contexte où la prévention des accidents est une priorité, le CACES s’impose comme un outil incontournable pour les entreprises et les salariés.

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